L’ELECTRORETINOGRAPHIE

 

L’electrorétinographie est une technique objective non invasive qui permet de tester les voies visuelles (de la rétine jusqu’au cortex) dans à peu près toutes les espèces animales dont l’Homme où cet examen est souvent pratiqué chez le jeune enfant.

Des flash lumineux d’intensité, de longueur d’onde (lumière blanche, bleue ou rouge) et de durée différentes sont dirigés vers la rétine, celle-ci réagit en produisant un potentiel électrique qui sera alors amplifié et enregistré par l’appareil. On obtient alors une courbe dont l’étude (amplitude, temps d’apparition des différentes ondes, pics etc.) donne de précieux renseignements sur le fonctionnement rétinien (figure 1) :

–        Avant une opération de la cataracte ou d’opacités cornéennes étendues, où le fond d’œil est difficilement visible et évaluable, afin d’être certain de l’intégrité rétinienne puisque dans le cas contraire l’intervention ne restaurerait pas la vision de l’animal, notamment dans les nombreux cas où l’animal est atteint à la fois de cataracte et de dégénérescence rétinienne

–        Pour diagnostiquer, même avant que des signes cliniques ou comportementaux apparaissent, différentes atteintes rétiniennes héréditaires ou non comme les dysplasies, atrophies  et dégénérescences ; et ainsi sélectionner ses reproducteurs ou suivre l’implacable mais très variable évolution de ces affections dans le temps

–        Afin de rechercher les causes de baisses de vision inexpliquées ou de cécités brutales par exemple lors de syndrome de la rétine silencieuse (SARD), de névrite optique, d’amaurose ou d’atteinte du système nerveux central

–        Lors de glaucome, pour mettre en évidence si l’augmentation de pression intraoculaire a causé ou non des dommages aux cellules photoréceptrices de la rétine, altérant ainsi la vision durablement même après guérison de l’affection initiale.

L’examen nécessite l’anesthésie de l’animal et la dilatation des pupilles. Le signal est recueilli au moyen de toutes petites électrodes placées sur la cornée et les paupières (figure 2).

Dr. Alexandre Madelénat

Alexandre-Madelenat